Historique

Les premiers sémaphores sont apparus sur les côtes françaises au début du XIXème siècle. Ils sont les successeurs des postes de guets et autres tours génoises.

La France se dotait alors d'un système de surveillance des approches maritimes ainsi que d'un moyen de communication.

Ces premiers sémaphores ne résistèrent pas à la chute de l'empire napoléonien et furent purement et simplement fermés. Ils furents néanmoins en partie réouverts pendant les "100 jours" et quelques postes à proximité de Brest resterent en activité.

Ce n'est que vers 1860, sous le second empire, que l'on décida de la réorganisation et la réouverture de la chaîne sémaphorique.
Les éléctro-sémaphores furent répartis tout le long du littoral :
- de la frontière belge à la frontière espagnole pour la Manche et l'Atlantique,
- de la frontière espagnole à la frontière italienne, autour de la Corse , mais aussi le long des côtes Algériennes et Tunisiennes pour la Méditerranée.
L'emplacement et l'architecture de ces nouveaux sémaphores furent alors repensés et plusieurs types d'éléctro-sémaphores furent conçus, notamment en fonction de la région d'implantation.

Manche et Atlantique
Méditerranée
Algérie et Tunisie

Le télégraphe électrique faisant son apparition, les sémaphores furent reliés aux villes les plus proches. Ce qui leur permettait d'assurer des envois de télégrammes pour le public. Les guetteurs recevaient une commission sur l'envoi et la réception des télégrammes.
Ce service public cessa définitivement après la guerre d'Algérie.

Les éléctro-sémaphores, dans le but de communiquer avec les navires en mer et avec les autres sémaphores, étaient dotés d'un système de transmission dérivé du télégraphe de Chappe et mis au point par Dupillon. Il consistait en un mât orientable munis d'ailes articulées.
Le mât dépassait de 10 mètres au dessus de la chambre de veille et chaque aile mesurait 4 mètres.
Le système évolua au fil des années jusqu'en 1906 ou des ailes supplémentaires furent rejoutées, ce qui permettait de multiplier les combinaisons de codes possibles.
Les transmissions par signaux sémaphoriques devinrent obsolètes à l'orée de la première guerre mondiale et cessèrent d'être utilisées au profit des transmissions par pavillons ; les ailes furent dans un premier temps démontées puis ensuite le mât lui-même.

Mât sémaphorique de 1806
Mâts sémaphoriques de 1860 aux Sémaphores du Cap Gris-Nez et de la Chaume
Ultime évolution du mât sémaphorique au Sémaphore du Cap Ténès 1906

Intérieur d'un Eléctro-Sémaphore (1895)

 

Peu après leur construction, les sémaphores furent dotés d'un mât à pavillons. Les transmissions étaient basées sur le système du code international afin de faciliter la correspondance avec les navires étrangers.

Transmissions par pavillons du code international aux Sémaphores de Cayeux, de Sète et d'Agon

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